Téléphone à vélo

Les Pays-Bas interdisent l’usage du téléphone portable à vélo

Salut les filles ! aujourd’hui, un peu d’actu sur les Pays-Bas. Si vous y êtes déjà allées, vous savez que le pays est sans doute celui où la pratique du vélo au quotidien est la plus répandue. Les cyclistes y sont très nombreux et les aménagements pour la pratique du vélo sont également très encourageants. Résultat, les vélos ont gagné, petit à petit, leur statut de véhicule à part entière et sont très respectés sur la route. Le revers de cette médaille, c’est que les mêmes règles de sécurité routière doivent alors s’appliquer aux cyclistes et aux automobilistes.

Interdiction de téléphoner à vélo

Mardi 25 septembre 2018, le gouvernement des Pays-Bas a publié un texte dans lequel il est clairement inscrit qu’il est interdit de téléphoner lorsqu’on conduit un véhicule. Rien de neuf sous le soleil, mis à part que ce texte rajoute, entre parenthèses, « y compris les vélos ». C’est une première au pays des cyclistes !

Désormais, au même titre que les automobilistes, les cyclistes risquent une amende de 230€ s’ils sont surpris en train d’utiliser leur téléphone alors qu’ils pédalent. L’objectif est, évidemment, de diminuer les accidents de la route dont les cyclistes sont encore trop souvent victimes. Le texte doit encore être approuvé par la Chambre basse et ne sera appliqué qu’à partir du mois de juillet.

Et en France ?

Ce texte, proposé par le gouvernement des Pays-Bas, a été pensé suite à l’augmentation des accidents engageant des cyclistes. De nombreuses études ont relié ces accidents à l’usage des smartphones. En France, alors que le nombre de cyclistes est en constante augmentation et que la passion du vélo pousse même certains à fabriquer leur propre monture en commandant leur cadre, leurs plateaux vélo Rotor ou leur pneu, aucune loi de ce genre n’est prévue.

Pour le moment, la loi encadrant l’usage du vélo est très légère et assez floue. Aucune protection n’est demandée, et aucune punition n’est prévue en cas de comportement dangereux ou inapproprié. Certes, de maigres amendes peuvent être données, mais dans les faits, elles ne sont presque jamais appliquées. Si cela arrange certains cyclistes irresponsables, cela participe également à faire du vélo un utilisateur de la chaussée de seconde classe.

Une transition lente

La transition des Français vers le vélo se fait assez lentement et, notamment, au prix du développement massif de solution de vélos électriques. Cependant, il serait inapproprié d’accuser uniquement les particuliers de rester trop attachés à leur voiture, parce qu’on ne peut pas nier l’impact des infrastructures sur les habitudes des utilisateurs de la voie publique.

C’est exactement suite à ce constat que de nombreuses mairies ont choisi de développer davantage les infrastructures dédiées aux vélos. Cela passe, évidemment par le développement d’un tissu plus dense de pistes cyclables, mais également par l’installation de garages à vélos publics plus sécurisés pour diminuer le nombre de vols de vélos.

Malheureusement, beaucoup de ces mairies, malgré leurs bonnes intentions, se retrouvent confrontées à la réticence parfois agressive des automobilistes. En effet, le développement de ces solutions nécessite une période de transition pour le moins chaotique et la restriction du droit d’accès des voitures. Deux choses mal accueillies par les riverains et les automobilistes.

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