Une montre connectée au corps

Une montre connectée… au corps

Avec les avancées technologiques dans le domaine des montres connectées, les fabricants pourraient être à court d’idées quant à de nouvelles innovations… Eh bien non ! J’ai découvert hier une montre connectée qui fonctionne grâce à la chaleur corporelle de son porteur. Plus besoin de changer la pile ou de la recharger, le simple contact avec la peau la fait tourner.

Le rêve américain de la thermoélectrique

Diplômé de l’Institut Technologique de Californie, plus connu sous le nom de Caltech, et ancien professeur de l’Université du Michigan, Akram Boukai travaillait déjà sur le domaine de la thermoélectrique depuis 2003. Mais ce n’est qu’en 2011 qu’il a cofondé la société Matrix avec son collègue Douglas Tham.

Il a fallu un peu de temps pour mûrir l’idée et c’est en novembre 2016 qu’on a pu entendre parler concrètement pour la première fois de Powerwatch, une montre que se recharge toute seule. Le prototype voyait enfin le jour, seul hic, les finances n’étaient pas encore là. C’est pourquoi les fondateurs ont lancé une campagne sur Indiegogo, une sorte de Crowdfunding servant à exposer un projet à la population dans le but de s’attirer des financements de particuliers ou des sponsors.

La campagne, lancée en fin d’année, a été un franc succès : elle a permis de récolter quasiment 740 000 dollars, soit plus de 710 000 euros, l’équivalent de sept à huit fois la somme espérée de 100 000 dollars, soit un peu plus de 96 000 euros. Le tout en deux jours seulement !

Une autonomie de deux ans

L’effet thermoélectrique a été découvert en 1821 par Thomas Seebeck et se présente dans certains matériaux dans lesquels chaleur et courant électrique sont étroitement liés, tels que dans le tellurure de bismuth et les alliages de silicium-germanium.

Jusque-là, la thermoélectrique ne s’avérait pas assez rentable énergétiquement, mais les récentes recherches des chercheurs ont rendu le procédé bien plus performant et ont ainsi rendu possible cette nouvelle montre connectée capable de fonctionner uniquement grâce à la différence de températures entre la peau du poignet et la surface interne de la montre.

L’énergie produite est d’abord utilisée pour faire fonctionner la montre et en cas de surplus, une batterie se charge de stocker l’excédent d’énergie afin de la retransmettre lorsque la montre n’est plus en contact avec la peau. Une autonomie d’action qui pourrait s’étendre à deux ans selon les dires du chercheur. De quoi faire rêver les adeptes d’énergies renouvelables…

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