Ventre d'une femme

J’ai expérimenté le coolsculpting : qu’en penser ?

La médecine esthétique propose souvent monts et merveilles pour faire fondre la graisse en deux coups de cuillère à pot. À force de chercher des solutions alternatives à la liposuccion, j’ai découvert le coolsculpting, une méthode qui élimine les graisses par le froid.

Qu’est-ce que le coolsculpting ?

Les scientifiques connaissent le procédé sous le terme de « cryolypolise ». Sous ce nom barbare se cache une méthode de destruction des graisses par le froid basée sur un processus naturel de l’organisme humain.

Un applicateur spécialement conçu dans ce but est accolé à la zone à traiter, va aspirer la graisse à la surface de la peau, puis lui infliger des températures allant de -11 °C à -13 °C pendant une demi-heure à une heure. On est loin des froids sibériens, mais cela suffit à geler jusqu’à un quart des graisses tenaces, qui meurent alors. Le corps va ensuite gérer ces cellules adipeuses gelées comme des résidus à éliminer de façon naturelle. Rien de très méchant donc !

Tarifs et effets secondaires du coolsculpting

Il faut se rendre auprès de professionnels ou d’instituts spécialisés pour bénéficier de ce traitement. Attendez-vous à une note de 600 € minimum, voire le double selon les options choisies ! Petite astuce : traiter plusieurs zones permet de négocier le tarif.

Puisque le coolsculpting est une approche non invasive qui ne nécessite aucune intervention en bloc opératoire, il n’y a aucun danger. On peut tout à fait faire une séance puis enchaîner avec un café en ville avec des amies comme si de rien n’était. Les résultats apparaissent en principe trois mois après le traitement – en pratique cela peut prendre six mois à votre corps pour arborer la silhouette dont vous rêviez. Il faut de la patience.

Faut-il être vigilant pour conserver les bienfaits du coolsculpting ?

Les effets sont définitifs au niveau des zones traitées. La graisse ne s’y installera plus : elle ira se loger ailleurs, là où l’applicateur de coolsculpting n’est pas passé. Une prise de poids qui surviendrait après le traitement impactera donc votre corps d’une nouvelle façon. Personne ne préconise de régime après une séance, mais je recommande de se maintenir à un poids stable dans les mois qui suivent.

Mon expérience de coolsculpting

Avant de bénéficier du traitement, il fallait déterminer si ma peau pouvait accepter celui-ci. La formatrice avec qui j’ai pris un rendez-vous préliminaire m’a dit qu’il n’y aurait aucun problème particulier, et que les zones sur lesquelles je désirais user du coolsculpting ne poseraient aucun souci. Pour travailler au niveau de la taille, il valait cependant mieux miser sur l’applicateur « Coolmax », plus adapté.

Passage en clinique minceur

J’ai opté pour une clinique spécialisée dont je connais l’efficacité pour y être déjà allé auparavant. Le temps de remplir un dossier médical et de discuter avec une spécialiste, on m’a installée dans une pièce double où me mettre en tenue. Peignoir, chaussons, short en tissu : rien de sexy, mais c’était pour disposer de photos avant/après traitement. La spécialiste a dessiné les zones à traiter sur mon corps afin de mettre en place le coolsculpting.

J’ai dû m’allonger sur un lit, suite à quoi on m’a mis un tissu imbibé de gel sur la peau. Cela évite que l’applicateur soit au contact direct avec l’épiderme, pour des raisons évidentes de protection. C’est alors que l’applicateur Coolsculpting a été mis en place, et que l’appareil a commencé à aspirer la peau. En une heure de traitement, je n’ai pas eu mal, si on excepte l’inconfort de demeurer statique aussi longtemps. Ma peau était anesthésiée par le froid, mais sinon, RAS !

Après le gel de mes cellules graisseuses, la machine coolsculpting a été enlevée. L’impression est assez curieuse, je vous avoue : je me sentais engourdie et sensible en même temps. Rien de douloureux cependant, et c’est tant mieux, car la spécialiste a alors entrepris de me masser la graisse gelée. Dit comme ça, ça sonne assez fou, pourtant c’est une étape nécessaire pour favoriser son élimination par le corps. Quand tout a été fini et que j’ai pu me rhabiller, tout allait bien hormis quelques zones endolories.

Résultats du coolsculpting

Les premiers jours, les parties traitées étaient gonflées et couvertes de bleus. J’avais beau savoir que c’était normal, la vision n’était guère réjouissante. Tout cela a disparu au bout d’une à deux semaines, tout comme la sensation de courbatures. Au moins, cette gêne n’a pas duré !

Puis, comme promis par l’équipe de la clinique et les concepteurs du coolsculpting, au bout d’un mois les premiers effets positifs sont apparus. La graisse a bel et bien été réduite, parfois de moitié ! Le temps a passé, et ma silhouette s’est affinée

Efficacité sur le long terme

Avec du recul, je pense que le coolsculpting est efficace pour éliminer les graisses, notamment lorsqu’elles sont localisées dans des zones corporelles difficiles à sculpter, mais que cela s’adresse avant tout aux adeptes de sport ou de régime. Les kilos superflus reviennent vite ! La nutrition joue un grand rôle dans la longévité des effets bénéfiques de la méthode. Idem pour le mode de vie ! Sans compter que chaque peau est unique, et réagit de façon différente.

En tout cas, l’écart avant-après est impressionnant, et une visite sur le site officiel du coolsculpting pourrait en séduire plus d’une. Comme toujours, il y a un écart raisonnable entre les clichés affichés et la réalité, mais libre à chacune de consulter un spécialiste en rendez-vous, histoire de se faire une idée.

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