Je suis mon centre du monde

Poireau ça rime avec culotte de super héros.

Ecrit Par sur déc 11, 2011 dans Faut bien s'occuper, Je suis mon centre du monde | 21 Commentaires

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Roro le poireau

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Je crois toujours savoir plein de choses, mais en vrai, je crois que j’en apprends tous les jours. Mais je trouve ça super chouette, en plus d’être terriblement déroutant. Parce qu’en plus de me sentir un peu plus Eve que Angeli chaque jour, je me sens  également capable de piquer le slip de superman et d’aller dominer le monde après ça. T’façon qui osera affronter une fille avec un slip rouge en stretch ?

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Donc l’autre jour j’ai acheté mon premier poireau. (Je fais des trucs vraiment dingues des fois). Acheté j’ai dit. J’en avais déjà mangé (je crois). Mais bon, comme j’ai dit, quand tu vois la gueule de ça tire un poireau, c’est pas engageant engageant. C’est moche un poireau. J’aime pas les trucs moches. Je le dis toujours.

Puis je sais pas pour toi, détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, mais. Mais. Moi poireau ça me fait penser à « S’astiquer le poireau », ou encore, « Se chatouiller le poireau », bin oui. Parce qu’en argot, poireau ça veut dire BITE. (Certaines m’ont dit qu’elles mangeaient que le blanc seulement).(Elles mettent ce qu’elles veulent dans leur bouche) (Mais « clic-clic » dans les parenthèses, je balance un peu). (Pour d’autres, ça pue carrément). Moi j’ai décidé que j’avais pas d’avis sur la question, parce que je suis une fille saine.

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Je suis née un jour comme un autre.

Ecrit Par sur nov 28, 2011 dans Je suis mon centre du monde | Aucun commentaires

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Je ne fête pas mon anniversaire. Les rares fois où  l’on a « voulu » me le fêter,  signe du destin sans doute, il s’est toujours passé un ou plusieurs  événements décevants. Mais au delà de tout ça, pour moi ça reste un jour comme un autre.

Mon père s’en est allé quand j’étais très jeune, j’avais 13 ans.  Une maladie. Une horrible maladie, la maladie du siècle. Le cancer. Partagée entre la partielle incompréhension de la situation, et le poids qu’on a mis sur mes épaules. Je l’ai  vu se détacher volontairement de la vie, lui qui était si fort, il s’est laissé dépérir sans se battre, il a baissé les bras. On a tous assisté à une longue pente raide durant des mois, durant lesquels, il a préféré cacher et isoler son impuissance, dans une pièce aménagée pour sa maladie, sa solitude et lui. Il n’assumait pas d’être faible.

Durant cette phase, et surtout bien après, il a fallu continuer à vivre. Le poids de mes jeunes années s’est vu d’un coup surplombé de plusieurs kilos de responsabilités. Faut aider maman, elle compte sur moi. Moi j’avais envie d’être une jeune fille, même si je savais que pertinemment les choses ne seraient plus jamais comme avant.

Cette année là, on m’a souhaité mon anniversaire, comme un « Bonjour » quotidien. Plus de cadeaux, je suis grande maintenant. On m’a surtout fait comprendre, que les priorités étaient ailleurs. Pas de mauvaises intentions, j’ai une famille en or, de la maladresse, de la tristesse, et moi.

Et ça a continué les années suivantes. Comme si depuis que la famille n’était plus la même, j’étais devenue moins importante, que le jour où je suis née, qui a tant ébahi et rendu heureux mon père, n’était qu’une simple date banale dans un calendrier, juste une date où je prends une année de plus, et toujours plus de plombs sur mes épaules.

Plus tard, j’ai essayé de le fêter, et c’est étrange, j’ai culpabilisé. Malgré toute la joie d’avoir mon jour, mon jour important à moi. Chaque année, même mes frères oublient de me le fêter, aussi proches que nous sommes. Et vice versa d’ailleurs.

Depuis j’ai arrêté, plutôt que de passer une mauvaise journée, j’ai décidé de plus la passer du tout. Je ne veux pas être triste, ni me sentir coupable, ou encore moins importante ce jour là. Mais je n’ai pas trouvé le mode d’emploi, alors j’ai rangé tout ça au fond d’une grosse valise.

Je trouve ça triste, moi la grande gamine qui achète plein de peluches, mange de la guimauve à la pelle et qui adore le rose. L’innocence qu’on m’a enlevée, je la reprends quotidiennement, en attendant le jour, où je pourrais fêter en toute quiétude ce jour qui est le mien.

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Cher petit Papa Noël,

Ecrit Par sur nov 27, 2011 dans Je suis mon centre du monde | 11 Commentaires

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Je t’écris aujourd’hui, pas’que c’est bientôt l’heure mine de rien. Tu vois, ça fait des années que je te laisse tranquille, alors que pourtant tu n’as jamais daigné répondre à mes lettres quand j’étais petite. En plus systématiquement, tu te plantais, je comprends pas. Alors, maintenant que j’ai grandi, tu m’en dois une (Au pluriel). J’ai été sage toute l’année, et j’ai dû faire beaucoup de dépenses parce que j’ai déménagé, racheter plein de choses utiles, très utiles, et que désormais, bin il me faut plein d’autres de choses très utiles. Je n’ai presque pas fait de bêtises, et si jamais il y a eu, j’ai pas fait exprès. (promis).

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Tout d’abord je voudrais que tu donnes le sens de la parole à Plush. On s’entend très bien, mais nos échanges sont parfois un peu monotones. Alors je te demande pas monts et merveilles, non, juste quelques phrases types : « Que tu es jolie aujourd’hui » « T’as raison » « Tu es formidable » « Je t’aime » « Tu es la plus merveilleuse du monde ». J’ajoute que je suis certaine qu’il meurt d’envie de dire toutes ces choses là, mais il ne peut pas, il est frustré. Et moi, sa frustration, elle me rend triste. (Ah, tu peux ajouter aussi « Tu peux dormir tranquillement jusqu’à 14h, j’ai pas trop faim là »).

(Et lui mettre une sonde dessus reliée à la terrasse, pour que je sache la température exacte de dehors, ça m’évitera d’attraper des courants d’air le matin).

Je voudrais également avoir accès à une réserve d’argent sans intérêt, pour éradiquer la faim dans le monde, trouver plein de vaccins, ressusciter Kurt Cobain (je le trouve trop choupi) et acheter des chaussures et des sacs. Et des robes aussi. (Juste pour me récompenser d’avoir fait tout le reste avant, parce que c’est du boulot n’empêche).

Tant qu’à faire, si ça ne te dérange pas trop, est ce que tu pourrais passer chez le cordonnier pour moi ? Je suis sûre que c’est sur ton chemin. Puis au pire, pour un vieux (mais un vieux super top hein) qui fait 6 fois le tour de la terre, avec un arrêt à chaque cheminée du monde entier, en 45 secondes et 6 centièmes, c’est pas un petit détour qui va te déranger.

J’ai amené des bottes la bas y’a 2 ans et demi. Puis j’ai oublié.  Alors du coup j’ai un peur d’y revenir, que le monsieur y se souvienne plus de moi. Et comme j’avais bataillé pour les remporter sur ebay celles là, je regrette un peu. (Si tu peux pas passer, tu peux me ramener les mêmes ?).

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Tant que nous sommes sur le terrain de l’oubli, je voudrais un assistant personnel mais très discret (Si possible, je le voudrais brun, nu, musclé, et qu’il couche arrangeant). Qui mettra la main sur tout ce que je suis en train d’oublier, pour me le rappeler dans la foulée. Ma tête c’est un rubicube. Pour mettre en place une idée, je suis obligée d’en démolir 5, y’a pas assez de place, et je me souviens plus de rien juste après. C’est à cause de mon rubicube que j’ai envoyé ma déclaration de revenus aux impôts il y a seulement 3 semaines. Puis tu diras à mon assistant, c’est important, que je suis en train d’oublier où sont mes fesses là.

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C’est pas que ça m’énerve, mais…

Ecrit Par sur nov 14, 2011 dans Faut bien s'occuper, Je suis mon centre du monde | 26 Commentaires

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  • Me niquer toute une manucure, fruit d’un trésor de minutie et d’une patience sans faille, parce que genre, ouais genre, dix minutes avant le séchage total, bin j’ai eu faim. Et j’ai glissé ma main dans le paquet de pain de mie, alors que je m’interdisais de me gratter le nez trois minutes avant.  D’ongles lisses et brillants, ils sont devenus de la bouillasse. Une vraie fille ne mange pas non plus. C’est flippant.
  • Eplucher (LOL) un potimarron. D’une, ce truc est énorme, il a une croute aussi épaisse qu’un parmesan de 40 ans d’âge et il pèse 3 tonnes. Moi j’ai toujours l’impression de risquer ma vie, et que je vais y perdre une main, chaque fois que je veux faire de la soupe. Se faire un Potimarron, c’est un vrai combat.
  • Les gens qui mangent à côté de moi dans le bus/métro/endroit confinés/pas fait pour ça/trop près de moi. Parce que j’ai pas envie de subir l’odeur dégueu de la nourriture des autres, surtout quand c’est un kebab ou un mac do. Que les gens qui font du bruit avec leur bouche, ça m’insupporte. Et que leur bouche aussi à une odeur. Quand je leur gerberai dessus, ils comprendront aussi que j’ai une odeur moi aussi. Et que je suis une fille sensible à ménager.
  • Les gens qui veulent me caser parce que je suis célibataire. Depuis quand c’est une obligation d’être deux ? Peut être que je suis une moitié de personne toute seule ? Parce que je suis une main et qu’il me faut l’autre ? Bah désolée, on a qu’un trou du cul et pourtant toi t’es en couple hein. Moi je trouve ça bien le célibat, parce que ça m’éloigne encore plus de la fatidique/fatale/inévitable/pute question : « Et le bébé c’est pour quand ? ». Ah oui. Et ta gueule pour voir ? Merci.

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J’aime les feuilles, les couleurs, les cookies, l’automne, le dimanche…

Ecrit Par sur nov 13, 2011 dans Faut bien s'occuper, FOOD, Je suis mon centre du monde | 7 Commentaires

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Je pense que cet article est inclassable, même il parle de cookies, même si fatalement vous aurez la recette. Même si il y a des photos. Il y a aussi des feuilles, de l’automne, du réconfort. Ça virevolte un peu dans tous les sens, mais tout le monde est heureux ensemble.

J’ai pas la prétention de me dire cuisinière (rappelez vous y’a deux mois, je savais pas faire des pâtes), ni de dire que je sais prendre des photos (Non plus, y’a du chemin encore), ni que je sais bien bricoler, … non plus. J’ai juste un esprit qui bouillonne en permanence,  j’ai un besoin constant d’extérioriser, au travers de choses qui me parlent, que je dicte ou que je trouve jolies. J’aime juste toutes ces choses là, ça m’apaise. (Puis je continue toujours à penser qu’aimer les trucs moches, c’est pas trop normal).

De toute manière, et je m’y suis résolue, je m’éparpille bien trop, et je ne peaufine jamais rien jusqu’au bout. C’est comme ça.  Je suis peut être plus qu’ordinaire en fin de compte, aimer plein de choses, et pas vraiment douée dans un domaine précis, c’est pas grave.

En ce dimanche, j’aime les cookies, j’aime l’automne, les températures si douces pour un mois de novembre, les feuilles que j’ai ramassé dehors, la cagette du marchand de légumes. J’aime le chocolat et l’atmosphère réconfortante de cette fin de long WE. J’aime les couleurs. J’aime prendre des photos de ce que j’aime.

Et j’aime manger des cookies bien entendu. (Bah quand même). (Faut pas déconner non plus).

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Mais pourquoi est-elle aussi méchante?

Ecrit Par sur oct 4, 2011 dans Je suis mon centre du monde, les autres le web le monde | 24 Commentaires

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Bon en vrai, je suis pas méchante, c’est juste que je commente presque plus sur les blogs des autres. Comme je l’avais écrit auparavant (Ouais genre, c’était juste la semaine dernière quand je suis revenue en fait), si je suis revenue avec mes conneries et mes broutilles par ici, c’est juste parce que j’ai décidé d’éliminer toutes ces contraintes chronophages qui m’ont poussé a délaissé cet espace personnel (Je dis « espace personnel » pour pas faire de répétition sur le mot « blog » en fait) (Mais là du coup c’est foutu) y’a fort longtemps (Quasi une bonne année de pause).

Alors je sais pas qui est parti, qui est resté, ça m’importe peu, mais ça me fait plaisir de voir que des gens soient restés (je sais qui lalallala)(merci), et que d’autres arrivent (Je suis une fille avec un coeur quand même).

La course à la popularité parlons en, c’est le truc qui te tue un blog, même sans vraiment la vouloir cette foutue popularité (Non ça c’est ce que tu dis a voix haute, mais quand t’es toute seule, tu fouilles tes stats de fond en comble, avoue).

Commenter chez les autres pour avoir des commentaires en retour? NIET. Qui sait si c’est répandu par contre, au point de voir des messages d’excuses d’ici et là, pour s’excuser de pas aller commenter chez les autres, parce que ON A UNE VIE. Roh bin merde alors. Non mais sans déconner, s’excuser pour ça, je trouve déjà que ça montre que la contrainte est très présente. Mais également la peur de décevoir ses voisins de blogs et qu’ils ne viennent plus sur le tien en retour, est là aussi. On en est là? C’est triste. Si t’as pas le temps/pas envie, tu commentes pas, point barre.

Je continue à lire plein de blogs, et même si ces personnes là ne viennent pas/plus ici, voir ne me connaissent pas. Juste que je me fais plaisir. Je commente rarement, sauf si vraiment ça m’interpelle (ça peut être pour un truc très con, mais interpellant quand même). Après comme tout le monde, j’ai une vie, je peux pas tout faire.

J’ai pas écrit (ou si peu) (si si peu peu) durant un an, c’est pas pour autant que la blogosphère m’est devenue une parfaite étrangère. Du tout. Je suis inscrite sur HelloCoton, donc j’y allais (j’y vais toujours, je te rassure HelloCoton) tous les jours, voir la une, mon fil d’actualité, puis mes catégories que je kiffe, cuisine et création. Me manque plus que le napperon et le point de croix, et je suis foutue comme fille.

Alors là, j’en ai vu des blogs évoluer. Des petits blogs sympathiques, modestes et agréables (Tu peux courir pour que je lâche des noms, mais c’est dommage parce que j’en ai un sacré paquet), qui clamaient à qui voulait l’entendre que le blog c’était un plaisir,qui clamaient haut et fort, que non c’est mal le sponso (J’ai rien contre, j’en ai fait, et si je peux continuer à en faire, je le ferai, à la différence que moi j’ai jamais clamé que c’était vilain). (Bam).

Ces mêmes blogs aujourd’hui, on changé visuellement (certes, c’est plus joli et c’est très bien), mais dégueulent de concours et partenariats à ne plus en pouvoir. … . Avec des articles populaires aussi souvent, et pourtant un fond d’article complètement mort. C’est fou ça. On se renvoit bien la balle dans la blogo.

Vous méprenez pas, là je parle en tant que lectrice, après je veux dire c’est vos oignons mais je donne mon avis voilà. je lis plus que j’écris, sisisisi.. (Et le recul de » l’expérience »  (LOL) de 5 ans de blogging). Beaucoup de blogs tirent vers le bas, c’est comme ça. J’ai plus envie de les lire.

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J’entends souvent dire que la blogospère est « chronophage ». Non pas forcément. Elle le devient si on s’impose des choses à faire/lire tous les jours, parce que des blogs où il faut passer quotidiennement, il y en a un sacré paquet. Je veux bien qu’on prenne du plaisir à venir lire les copines. Mais les copines (tout comme moi, je dois bien être la copine de quelqu’un d’autre par là), des fois elles écrivent des trucs pas intéressants, des trucs dont on se fou. Mais on commente quand même pour faire plaisir, ou dire un truc à la con. (Tout le monde l’a fait, même moi, je suis loin d’avoir le droit de porter l’auréole)

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et on ne pique pas ni texte, ni photos, sans mon autorisation, sous peine de mon pied au cul. (Parce que je le saurai...).
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