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Je vous ai déjà dit que j’étais étourdie, tête en l’air, éternelle rêveuse? Dans le doute, le le redis. Je suis étourdie, tête en l’air, éternelle rêveuse. Voilà.
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Chaque année, une douce lettre vient se glisser dans la douce fente… de notre boite au lettre (Cochonne) (Oui toi). Une lettre, tricolore, au doux son du devoir national. La lettre qui pue le chat moisi. Les impôts voilà.
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(Puis je souhaiterais toujours qu’on m’explique, POURQUOI y’a noté « Trésor Public » sur la lettre. Ils partagent avec toi, eux?)
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Chaque année, je la vois, je la pense, et puis j’oublie. Si je ne l’oublie pas tout court, si tant soit peu que je n’oublie pas de regarder l’intérieur de la boite. Souvent je passe à côté et… RIEN. Rien du tout. Vraiment rien du tout. Bizarre. Une boite aux lettre c’est comme les pots surprises lors des épreuves de Fort Boyard. Si jamais t’as le malheur de plonger ta main dedans, tu sais pas sur quoi tu vas tomber. Genre des vers de terre ou un scorpion. Ou une déclaration d’impôt. Ou un rappel d’EDF qui t’informe qu’on va te couper l’électricité parce que tu as oublié de joindre un nouveau RIB, et que le précédent Rappel, est parti, avec les pubs. Dans la poubelle à Pubs. DAMN! (Ou pas).
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Je suis d’une frivole inconscience pour une angoissée chronique, je m’épate.
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Et des fois, la déclaration d’impôts, elle est avec l’ancienne lettre de rappel. (C’est vraiment pas de bol).
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Durée: (Avec préparation de la pâte dans la foulée): 2h40. (Pâte: 10 min et 2h de repos). Pâte encore : Précuisson 10 min. Cuisson: 20 min. C’est très FACILE. (Si t’as déjà la pâte, facile, t’enlèves 2h10, soit 30 min.).
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Inspirée de là, mais j’ai quand même fait quelques modifications, parce qu’il y a des trucs qui allaient pas chez moi. J’adore les myrtilles. C’est un fait. Comme tout le monde tu me diras, mais non. Moi plus. J’aime ça plus que les pommes. C’est pour dire. Mes préférées sont celles que je peux acheter en Corréze, quand j’y passe à la bonne période, mon chez moi natal. Elles restent un peu plus longtemps que la saison l’indique, et elles sont énormes. Même pas transgéniques ou un truc du genre. Et elles sont bonnes bonnes bonnes. Quand la saison arrive, j’en mets partout, absolument partout. Gâteaux, cakes, pancakes, gâteaux, tartes, cheesecakes, muffins. Et quand c’est pas la saison, je le fais quand même. Parce qu’il existe Picard et ses myrtilles surgelées. Je l’aime lui. Donc j’en ai toujours un paquet congelé au congélateur. Pour te dire, c’est le seul truc sucré à qui j’octroie une place dans mon congélo de playmobil, seulement dédié à la nourriture de première nécessité (viandes et poissons quoi). Mais dans la vie, faut faire des compromis. La myrtille c’est IMPORTANT.
Tu m’en voudras pas, mais aucune photo de la tarte entière. Souvent je pense aux photos, APRES, avoir commencé à manger. J’ai quelques priorités aussi. C’est donc une tarte à la myrtille avec une meringue à la vanille.
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Bizarrement j’adore les chiffres 11, et 7. Puis aussi le 2. Mais ils m’ont jamais servi à rien, à RIEN (Ingrats), va comprendre. Pour tout dire, j’ai aucun chiffre, ni de couleur, porte bonheur. Alors je me sens très bête, quand on me demande de choisir, parce que moi j’ai toujours tout le choix du monde, et que par conséquent, je considère que tout choix me menant vers un chemin qui me dessert, me porte malchance. J’aime pas le mot « malheur », c’est triste, trop équivoque, et fataliste. Au moins, la malchance, on peut en rire, et ça reste très relatif.
Mais bon, après cette esquive, je pensais y avoir échappé. (Je pense déjà dire suffisamment de choses sur moi ici). Mais Lane, elle m’a demandé. (Et comme je l’aime bien, je vais jouer le jeu).
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11 choses sur moi: (Je suis vraiment palpitante comme fille, vous verrez).
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Avec une pâte sablée à la châtaigne, et à la cannelle.
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Je sais pas vous, mais moi, ce temps, ça me démoralise. (Je fais que manger du coup) (Tout le temps) (moche). Mais comme manger c’est la vie, le seul remède que j’ai trouvé face au manque de soleil, c’était une bonne tarte réconfortante.
J’avais des pommes. J’ai toujours des pommes sache-le. Quand j’étais petite, que j’avais faim (jamais à table entendons-nous), je disais : « j’ai faimm! » et on me répondait: « Mange ta main, et garde l’autre pour demain », ou bien « Mange des pommes! ». Forcément, après ça reste, vu que j’ai tout le temps faim de toute façon, même 20 ans après.
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C’est vrai ça. Pour dire la vérité je suis une curieuse. Une curieuse modérée. Quand j’étais petite, j’étais une curieuse invétérée. J’écoutais aux portes, je regardais par le trou des serrures. D’ailleurs je le déconseille assez vivement, parce qu’à l’âge de l’innocence, ceci peut mener à quelques déconvenues. Surtout, si celle ci s’éveille, dans l’oeuf, au détour de nos chers repas de famille: « Dis Maman, pourquoi t’étais couchée sur Papa? « .
Et outre le silence tombal qui peut régner autour de la table après une révélation incontrôlée de ce gabarit (Gros gibier, très gros gibier), l’interrogation restera dans l’oeuf. Douloureusement. Le silence est d’or, mais la main de papa est particulièrement vive.
J’aurais pu pertinemment poser la question à un de mes grands frères, mais les avoir croisé chacun à leur sortie de douche (pas en même temps rassure toi), m’a coupé de toute hardeur de curiosité. (Et je crois bien que c’est à cette époque, que indépendamment du fait d’être interrogative, (Et un chouilla traumatisée par ces premières rencontres du second type) que j’ai commencé à trouver qu’une bite, c’était très vilain).
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Je sais pas trop pourquoi, j’ignore si c’est parce qu’on m’a balancé trop prêt du mur étant petite, que j’ai développé une passion étrange, ou parce que j’ai un sens de l’esthétisme qui est lui même dénué de tout sens critique, mais j’aime accumuler les objets, qui globalement, disons le honnêtement, ne me servent à rien. Globalement, ils apparaissent dans mon environnement, juste parce qu’ils sont jolis. Et globalement, ça me suffit amplement. J’ai un sens des priorités légèrement dévié en ce qui concerne les futilités. (Ou dévié tout court).
[Leçon numéro un: Un jour t'évitera de balancer ton fric pour des conneries et tu passeras ton permis]. Tunnel toussatoussa.
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Quand j’étais petite, je pensais que les gens adultes, c’est tout ceux qui mesuraient plus de 1m70, ou qui faisaient au moins deux têtes de plus que moi. Puis j’ai appris qu’il existait des nains, et des adultes pas si grands que ça finalement. Raté donc. J’ai perdu un parent très proche. Il parait que ça fait grandir d’un coup. C’est ce qu’on a voulu me faire croire, malgré ce rôle qu’on a voulu me faire endosser, moi je me sentais plus que jamais une enfant.
Vers l’adolescence, je pensais qu’on était adulte à 18 ans. La majorité, le monde qui s’ouvre à nous. Outre le fait d’avoir mal vécu ce cap, y’a jamais eu le mot « adulte » noté sur ma carte d’identité. Mouais. Y’avait juste ma date de naissance.
A 20 ans (oui j’ai redoublé deux fois moi) (Rien à moitié), je me suis dit que la Fac allait faire de moi quelqu’un d’adulte. Si je compte ma moyenne de premier semestre et le nombre de cuites que j’ai pu me taper en 3 ans, je crois que c’était pas ça.
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et on ne pique pas ni texte, ni photos, sans mon autorisation, sous peine de mon pied au cul. (Parce que je le saurai...)..
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